Juin 202018

J’ai participé au challenge « 10 jours sans emballages alimentaires ». Succès et ratages, chez mes commerçants de proximité 1/2

J’ai participé au challenge « 10 jours sans emballages alimentaires ». Succès et ratages, chez mes commerçants de proximité 1/2

Cela fait seulement quelques mois que mon pacsé et moi sommes sur le chemin du « moins de déchets » et donc au début de cette nouvelle façon de vivre.

Au moment où je décide de lancer ce blog, je tombe sur le lien du groupe “Unpackage yourself”, qui lance le challenge de se passer d’emballages alimentaires, du 15 au 25 mai, ça tombe à pic pour continuer à prendre de nouvelles habitudes !

Ce fut un peu comme quand vous devez voir un nutritionniste qui vous demande de noter tout ce que vous mangez pendant quelques jours, pour vous rendre vraiment compte de tout ce que vous avalez, sans même parfois vous en apercevoir.

Quelques jours avant le challenge, on reçoit des consignes par mail, en anglais, ainsi qu’un fichier Excel qui sert de « nota bene ». J’étais assez fière de constater que j’avais déjà mis en place pas mal de choses.

Je fais souvent la cuisine, mais il m’arrive parfois de commander chez le géant du surgelé…oui je suis faible, c’est bourré de plastique, mauvais pour la santé et plein de sel, mais bon j’assume mes contradictions… pour l’instant ! D’autant que j’y commande surtout légumes et poissons, pour ne jamais être en rade. Là, je me suis boostée pour éviter cela… j’ai presque réussi…

Mes codes couleur 

C’est parti ! Je ne vais pas détailler tout ce qu’on a mangé jour après jour avec mon homme, ce serait pénible pour vous. Disons que j’ai regroupé par familles.

Pour m’entrainer moi-même à continuer, j’ai mis en place un code couleur, comme un feu tricolore !

En vert, ce que je faisais déjà ou ce que j’ai réussi à changer.

En orange, ce qui est recyclable, mais à améliorer.

En rouge, les derniers gros efforts à faire !

Je vous coupe les résultats en 2 articles, pour la facilité de lecture. Le 1er relate des différentes expériences chez les commerçants du coin et le 2nd met en exergue certains repas avec mes conclusions sur le fait (en sus) d’essayer de se passer des supermarchés.

L’épicerie en vrac :

Plus facile à trouver en ville qu’à la campagne j’en conviens. Pour ma part, c’est grâce à elles que j’ai réussi à démarrer mes nouvelles habitudes. Riz, pâtes, légumineuses, farine, cacao, produits ménagers, petits biscuits, on trouve tout ce qui est « sec » et franchement, ça change la vie en arrivant à la maison, car on ne jette rien. J’ai une collection de bocaux réutilisés ou achetés pour cela, mais aussi quelques petits sacs en tissus dont je verse ensuite le contenu à la maison dans les dits-bocaux. J’y trouve même sels gros et fins.

Pour le vinaigre, je n’ai pas encore tenté en vrac, j’ai peur qu’il soit un peu « piqué » mais pour les huiles d’olive, c’est possible, d’autant que c’est celle qu’on aime, de la coopérative de Clermont-l’Hérault.

Chez le primeur : (en fait une dame, on dit primeure ?)

Depuis pas mal de temps on boycotte complètement les fruits et légumes au supermarché, on ne va que chez le primeur. Les sachets sont en papier, et on a demandé à notre commerçante si cela ne la surprendrait pas qu’on rapporte les sachets pour s’en servir plusieurs fois. Evidemment non, jusqu’à ce qu’ils soient trop abimés. Lors de nos repas en général, sachez qu’on mange beaucoup de légumes, vapeur, au four ou en soupes, et de fruits.

J’ai la flemme d’acheter des salades entières, je prends du mesclun délicieux qu’elle met donc dans mes sachets papier recyclables ! Mais en été il est un peu plus fragile, donc il faudra que je ressorte mon panier à salade et je me prenne en main pour racheter des salades !

Chez le poissonnier :

On n’allait pas chez le poissonnier avant le challenge. Gros changement pour nous. Forcément si c’est nouveau pour nous, c’est nouveau pour lui ! 😀 Lors du 1er achat, je n’ose pas apporter mes boîtes pour poser les filets de poisson, mais j’ose lui demander si ce serait possible pour les prochaines visites. Enthousiasme du bonhomme, qui me dit que bien au contraire, lui fera des économies, et que c’est maintenant dans l’air du temps, il adhère à 100% ! Je refuse le sac plastique mais pars avec le papier… pour la dernière fois. 😊

2nde visite pendant le challenge, c’est fait, on a apporté notre boîte déjà devenue « spécial poisson » !

Pour les noix de St-Jacques, qu’on mange rarement il est vrai, je trouve que c’est vraiment super super cher chez lui…alors pour l’instant, en tout cas cette semaine j’ai utilisé le paquet que j’avais dans le congélo, oups !…

Chez le boucher-charcutier :

On ne mange pas de viande à la maison car je ne sais pas la faire cuire et on se réserve ça pour le resto, parfois. Par-contre, un peu de volaille, ça oui. J’achète un poulet rôti, mais là, c’est carrément difficile de partir sans emballage, il faut le papier et sac adéquat pour ne pas se retrouver avec du gras partout.

J’ai fait une exception pour confectionner une sauce bolognaise maison avec tagliatelles en vrac mais j’y ai mis ce que j’ai toujours à la maison, en hors saison des vraies tomates, à savoir une grande boite de tomates pelées.

J’ai pris quelques lardons pour accommoder des lentilles, et le charcutier me les a mis dans mon emballage perso. Bon, par-contre, cette marque d’emballages, dont je ne donne pas le nom mais que tout le monde connait, produit surtout des emballages plastique, en tout cas ceux que j’ai chez moi depuis des années sont comme cela…en attendant de trouver mieux, ça sert bien.

Chez le fromager :

La vendeuse n’est pas du tout surprise de ma demande, je ne suis pas la 1ère à le faire, et je remercie donc les téméraires qui ont ouvert la voie, je me sens vraiment à l’aise ! Pour acheter du fromage, donc aucun souci, sauf pour la mozzarella, c’est balot je pense qu’on ne peut pas l’acheter sans son sachet.

Pour le beurre à la coupe, je trouve que c’est encore cher, je le prends donc au supermarché, mais j’ai trouvé des beurres « solidaires ». J’achète aussi des œufs chez le fromager en rapportant la boite à chaque fois (Il y en a aussi à l’épicerie en vrac).

Tieille sétoise. Photo Office de tourisme de Sète

Acheter des…tieilles ! 😊

J’adore ces petites tourtes au calamar, typiques de Sète. Je connais le commerçant, je sais qu’il ne va pas trouver bizarre que j’arrive avec mon emballage, merci le challenge, je ne le faisais pas avant. Si vous n’êtes pas de la région de Montpellier, essayez d’y goûter lors de votre prochain passage dans notre belle région ! 😊

En conclusion, j’ai reçu de tous les commerçants du centre de Montpellier un accueil très favorable. Poissonnier, charcutier, boucher, fromager, primeur, marchand de tieilles, traiteur italien (je sais par la vendeuse de fromages qui y travaille aussi, qu’ils le font), tous sont d’accord pour faire ces changements et les accompagner, ce qui rend donc la chose possible ! Merci à eux ! La seule personne qui a refusé, sous des prétextes de sécurité alimentaire, ce que je peux entendre, ne nous reverra pas… pour d’autres raisons : les prix et une certaine malhonnêteté dans l’addition ! 

Dans un second article à lire ici, je détaille quelques repas, et tente une conclusion. A bientôt !


Reader Comments

  1. Grand bravo pour ton organisation et ta motivation. C’est chouette de voir que les commerçants sont favorables.
    Juste un bémol si je puis me permettre: la saison de la St-Jacques, c’est plutôt l’automne, donc en ce moment forcément le prix est très élevé. Il l’est en général plus chez nous qu’en Normandie de toutes façons !

  2. Je viens sur tes conseils poster le message que je t’ai envoyé, mais au passage, je me sens encore timide pour apporter mes récipients chez le boucher (je le fais chez le primeur, je met tout en vrac dans le panier, pour les fragiles, je réutilise les sachets craft)

    Voici mon constat de ce matin:
    “je viens d’aller jeter ma poubelle recyclage, je suis effarée par mes déchets en une semaine!!! incroyable, bon, c’était aussi la fin de plein de trucs, mais quand même!
    et je me suis rendue compte d’un truc: j’avais délaissé par fainéantise ou oubli, les deux en fait, mon sac à pain… et bien, pour moi seule, se sont 3 sachets de pain qui sont partis à la poubelle… en 52 semaines, ça va en faire…. hop je vais laver mes deux sacs et je reprends mes bonnes habitudes”
    Je suis maintenant en ville, l’occasion de voir s’il n’y a pas de démarche dans ce sens, je sais déjà que le fromager sera ok, je le sens 😉

  3. Bonjour Sylvie, merci d’avoir pris le temps de partager ce com’ avec tout le monde et pas seulement avec moi. Comme je te le disais, personne n’est parfait, personne ne fait “tout comme il faut”, ou alors il faut me montrer qui ! 😉 On essaye de faire mieux, et on avance.

    Pour le boucher, fais comme moi, demande un jour où il y a peu de monde, pour la fois suivante. Et puis tu dois le connaitre, non ? Il ne s’offusquera pas de la question d’une cliente.
    Et si tu le fais, tu verras, ça donnera des idées à d’autres personnes présentes à ce moment-là, qui trouveront l’idée bonne, qui en auront peut-être même entendu parler sans penser à le faire, tu vas créer des envies !

    Pour le sac à pain, c’est ce que je disais, on n’a rien inventé, tu vois on en a même déjà à la maison, il suffit de penser à le ressortir, et c’est tellement léger ! 🙂

    Tu as raison pour le fait qu’en ville on est plein d’opportunités de le faire, mais ma mère vit dans un village, tous les commerçants du marché hebdomadaire la suivent sur ses nouvelles habitudes ! 😉

    Bonne journée Sylvie. 🙂

On en discute ? ;)

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